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29/02/2008

Entre la majuscule de la naissance et le point de la mort.

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Si je devais comparer la vie d’un être humain à quelque chose, je la comparerai à une phrase. Une phrase commence toujours par une majuscule, tout comme la vie commence par une naissance. Et se termine pas un point qui peut être soi un point d’interrogation, soi d’exclamation ou encore un simple point, tout comme la vie se termine par une mort qui peut être soi une mort lente, soi une mort subite ou encore une mort quelconque. Tout comme dans une phrase, dans une vie, l’important ne se situe pas au niveau de la naissance ou la mort, mais ce qu’il y a entre ces deux événements. Une phrase n’a pas de sens si on ne lit que la première lettre en majuscule de celle-ci et que l’on regarde son point final. Tentez dont: “U.”.

Pourquoi aborder ce sujet pour le moins philosophique ici, sur ce blog, dans cette note, en ce jour du vingt neuf Février de l’année 2008? Ma réponse est la suivante, cela fait un petit moment que j’écris. Sur ce blog bien sûr, mais au delà de ce blog, cela fait un moment que j’écris deux histoires, deux “romans”. Et un peu à la manière d’un Hank Mody dans la série Californication, je n’ai plus de muse “officiel” m’apportant inspiration et  surtout son avis sur la qualité et la pertinence de mon “style littéraire”. Alors pour remédier à ce manque, j’ai décidé de faire appel à vos services pour remplir temporairement ce rôle. Pour cela, je vous convie à lire et à émettre des critiques (constructives) sur un cours extrait d’une de mes deux productions dont vous allez avoir “le bonheur et la chance” de découvrir en lisant la suite de cette longue note.


Tout d’abord, je vais situer le contexte général de ce texte. Ce texte est un extrait d’une histoire dans laquelle je conte la vie d’un être humain, comme vous et moi, de la naissance (et même un peu avant) à la mort. Le texte suivant se situe dans les premières pages du récit.

Afin de vous mettre en total immersion dans cet extrait de récit, je vous invite à écouter la chanson que j'ai mis en podcast, chanson de l'artiste Keren Ann, intitulée "Not going anywhere". C'est le genre de musique dont j'apprécie l'écoute lorsque j'écris. Bonne écoute et bonne lecture.


podcast
 

Le monde des « bruits »

Je suis paisible. En ce lieu, dans l’eau, avec cette légère houle qui me berce doucement. J’entends encore ces bruits. Il y en a de plus en plus depuis un certain temps. Je donne un coup de pied pour tenter de les faire taire, mais rien n’y fait, elles sont toujours présentes. Ils n’ont qu’à continuer, s’ils veulent faire du bruit, qu’ils en fassent. Un autre coup de pied tiens. Je suis bien ici, seul dans mon monde. Je suis… je ne le sais même pas, une conscience, quelque chose. Je dors.

*

Depuis un certain temps, je sens de plus en plus un petit picotement qui me parcourt l’ensemble du corps, quelque chose de régulier, de constant et d’ininterrompu comme si des milliers d’êtres d’une taille inimaginable me toucher et retoucher le corps. Qu’est ce donc? Que se passe t-il? De plus la houle douce devient au fil du temps de plus en plus violente, et ceci malgré tous les coups de pieds que je puisse donner. Et ça bouge, encore et encore. Les bruits sont de plus en plus fréquents et forts. Et les petits êtres qui tapotent sur mon corps sont de plus en plus actifs. Mais que se passe-t il donc mon univers ? C’est comme si celui-ci était… en train de  s’effondrait. Oui c’est ça, il s’effondre. Je sens que l’on me pousse et ceci de plus en plus fort, de plus en plus vite, à une fréquence de plus en plus rapide. Mais non, laissez moi dans mon monde ! Que me voulez-vous ? Je suis persuadé que ce sont ces bruits venues d’ailleurs qui m’emmènent vers elles. Mais non ! Je ne veux pas ! Laissez moi en paix voyant ! Je tente de m’enrouler autour de cette corde qui me sort du corps, mais rien n’y fait, je sens mon être partir vers cet autre endroit malgré tous mes efforts. Je perds conscience. Lorsque je me réveille, je vois… Je vois. Je ne sais pas. Mais qu’est ce donc ? C’est horrible ! ça bouge, ça émet du bruit. Ce sont les bruits que j’entendais de mon monde ! Ils m’ont eu ! Que va t-il advenir de moi ? ça me picote, de partout même de l’intérieur. Les petits êtres seraient-ils entrés en moi ? ça bouge en moi, comme cela bouger à l’extérieur de mon corps. Je respire !  ça fait mal. Et puis d’abord laissez moi retourner dans mon monde, que me voulez-vous ? Vous êtes horrible en plus. Laissez moi. Je ne suis pas comme vous. Et d’un seul coup, moi aussi je fais du bruit. Ils n’ont eu, je suis devenu l’un des leurs. Un “bruit” ! Je suis un « bruit » moi aussi maintenant. Ce qui à l’air de les ravirent en plus. Alors puisse que je suis un ‘bruit’, tenez, vous allez en avoir ! Et je fais le maximum de bruit possible à mon tour.
   
    *
  
On me transporte encore sans mon consentement, on m’amène encore voir ce « bruit » que j’aime bien j’espère. Je me souviens, avant que les « bruits » m’aient enlevés, j’entendais déjà ce gentil « bruit », c’est pour cela que je l’aime bien je crois. En plus ce « bruit » me donne un liquide blanc que j’aime boire lorsque j’ai faim. En parlant de ça, je me souviens de la première fois que j’ai eu faim. Ce fut une sensation surprenante,  si soudaine. Cela se passa lors de l’une de mes premières visite au gentil « bruit », on m’avait posé sur lui, alors le gentil « bruit » émit plein de bruits qui me calma. Une fois calmé, je ressenti comme plein de picotement à l’intérieur de moi, ne sachant ce que cela était, je fis du bruit, beaucoup de bruit pour que cela s’arrête mais rien n’y fit. C’est alors que le gentil « bruit » a fait quelque chose d’extraordinaire. Il m’a donné un peu de lui. Je l’ai mis dans la bouche et un liquide a coulé. Après cela je ne ressentis plus de picotement pendant un bon moment. C’est cela la faim. Des picotements à l’intérieur que les « bruits » grâce à un liquide blanc qu’ils peuvent s’échanger stop.

Sinon j’avais bien raison, il m’avait transporté au gentil « bruit ». C’est bizarre, depuis un moment, j’ai remarqué la présence d’un autre « bruit » à chaque fois que je rends visite au gentil « bruit ». A la différence du gentil « bruit » celui-ci a, comment dire, une grosse voix. Voilà c’est ça ! D’ailleurs je vais les appelé comme ça c’est deux là, la petite voix, pour le gentil « bruit » et la grosse voix pour l’autre.

La grosse voix est différente de la petite voix. Tout d’abord, parce qu’elle a une grosse voix, elle me fait peur d’ailleurs je préfère ne pas trop faire du bruit lorsque qu’elle est là sinon elle continue, me prend et me transporte dans tout les sens en faisant des mimiques horribles avec le haut de son corps d’où sort sa grosse voix. J’ai découvert cela il n’y a pas très longtemps, les « bruits » font du bruit grâce au « trou qui bouge » qui est situé en haut de leurs corps. J’ai tenté à plusieurs reprises de mettre ma main à l’intérieur pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur mais les « bruits » n’étaient jamais d’accord. Dommage. Mais revenant en à la grosse voix. Elle a donc une grosse voix et en plus, elle pique lorsque je suis trop proche d’elle. C’est horrible. Mais elle est quand même gentille. Par contre je n’apprécie pas lorsqu’elle tente de prendre mon liquide blanc. Je vois des fois la grosse voix mettre son « trou qui bouge » sur la petite voix comme s’il voulait prendre lui aussi du liquide blanc. Sauf que pour l’instant il se trompe toujours d’endroit heureusement et il n’a jamais eu grand chose. Dès fois je tente de lui dire que liquide blanc ne se trouve pas dans le trou qui bouge de la petite voix, mais il ne m’écoute pas. Tanpis pour lui.


d7636aa5b25309f2eb3baa3e20ff3667.jpgVoilà un tout petit extrait, maintenant, à vous de juger. Le début de la vie d’un être humain, vie qui se déroulera de sa majuscule à ces trois petits points. Car une phrase peut aussi se terminer par ce signe de ponctuation. Pour savoir comment cela se traduit dans une vie, il va falloir attendre que je vous fasse lire d’autres extraits ou espérer qu’une fois l’écriture de cette histoire terminée, qu’une personne ait assez d’intérêt pour celle-ci pour la publier. Ah oui, le titre de cette histoire est “2nd génération”.

Commentaires

Il y a de nombreux éléments dans tontexte qui donnent à réfléchir, néanmoins je note certains points qui poussent à des ambiguités qe je situerais au delà de cette réflexion, c'est à dire qu'on peut se demander si ce sont de simples fautes de grammaire et de conjugaison, où si c'est volontaire:

"(...) comme si des milliers d’êtres d’une taille inimaginable me toucher et retoucher le corps." - £2, lignes 2/3 > "toucher" ou "touchaient"?

"Mais que se passe-t il donc mon univers ?" - £2, lignes 7/8 > Ponctuation manquante après le "donc", ou manque t'il le "dans"? Cherches-tu à assimiler l'univers sous une forme personnalisée, une entité indépendante?

"Je suis persuadé que ce sont ces bruits venues d’ailleurs qui m’emmènent vers elles." - £2, lignes 12/13 > "elles" désigne la notion maternelle? Ou ce sont les bruits? Si c'est le cas, bruit est un nom masculin...

"Des picotements à l’intérieur que les « bruits » grâce à un liquide blanc qu’ils peuvent s’échanger stop." - £3, 2 dernières lignes > Le "stop" brutal est-il volontaire?

Le texte se developpe bien, de manière abstraire comme pourrait l'analyser une conscience naissante, mais je trouve que la qualification "gentille" est trop précise, arrivant trop tôt... Le son aurait tendance à être "apaisant", donnant une assurance émotionnelle. Mais c'est mon avis...

Bon courage en tout cas! ;)
J'espère que mes remarques seront juste, dit moi si je me suis planté! ;)

Écrit par : Scrapper's Run | 29/02/2008

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